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° Pour une première visite au logiciel “Aide à la lecture des documentaires”

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 Pour une première visite au logiciel "Aide à la lecture des textes documentaires scientifiques"

- Connectez-vous en tant qu’élève. Indiquez comme identifiant : “laurent” et comme mot de passe “laurent”. Vous aurez accès aux fonctionnalités destinées aux élèves : lecture des textes existant dans la base et des aides correspondant à ces textes.
- Si vous êtes enseignant et que vous souhaitez utiliser le logiciel avec votre classe, contactez-nous. Nous vous donnerons un identifiant et un mot de passe vous permettant de vous connecter en tant qu’enseignant. Vous pourrez ainsi entrer les noms de vos élèves, et ajouter à la base commune vos propres textes et les aides correspondant à ces textes.

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 Documentation pédagogique


Quel est le but de ce logiciel ? Beaucoup d’élèves, au début du collège, sont en difficulté dans les différentes disciplines d’enseignement, faute de “savoir lire” les documents et les manuels qui leur sont proposés. Ce logiciel vise à les aider, et en amont à aider les élèves du cycle 3 de ‘école primaire, à comprendre les textes documentaires et à comprendre comment faire pour parvenir à une lecture efficace. Il est constitué d’un ensemble ouvert de textes, que les enseignants qui le souhaitent peuvent enrichir. Chaque texte est accompagné de plusieurs types de ressources. Nos recherches ont permis d’évaluer l’effet de ces aides, nous y renvoyons.

1. Certains mots sont inconnus du lecteur, ou évoquent pour lui autre chose que la notion à laquelle ils renvoient ou la réalité à laquelle ils réfèrent dans le texte. On propose donc des notes de vocabulaire (“Signification de certains mots”), définissant des mots ou des expressions potentiellement difficiles.

2. Mais comprendre un texte ne consiste pas seulement à activer un lexique mental et à comprendre chacune des informations présentes dans le texte (la “base de texte”). C’est aussi construire sa cohérence d’ensemble, en y intégrant d’autres informations, non explicitées dans le texte, mais indispensables à sa compréhension. Le lecteur construit ainsi un “modèle de situation”, c’est-à-dire une représentation non pas du texte, mais de son contenu et de ce qu’il évoque, en s’appuyant tout à la fois sur le texte et sur ses connaissances antérieures du domaine. Il procède alors à des inférences qui lui permettent d’activer les connaissances indispensables à la cohérence de la signification globale du texte. On propose donc des notes favorisant les inférences (“Explications supplémentaires”) ; celles-ci aident l’élève à combler les “trous sémantiques” du texte.

3. Toutes les informations données par le texte n’ont pas la même importance. Comprendre un texte, c’est aussi hiérarchiser les informations en fonction de leur importance relative et/ou de leur pertinence fournies par celui-ci, distinguer ce qui charpente le texte et en constitue la macrostructure des détails qu’on négligerait si l’on avait à dire en quelques mots de quoi parle le texte, c’est-à-dire à en faire le résumé. Le troisième type d’aide consiste donc en un résumé du texte.

4. La forme des phrases a également une incidence sur la compréhension. On sait notamment que la proximité, dans la chaîne linguistique, des éléments qui sont en relation syntaxique étroite, facilite la compréhension d’une phrase. Ainsi, une phrase où le sujet précède directement le verbe sera plus facile à comprendre qu’une phrase où ils sont séparés par un long membre de phrase. Un dernier type d’aide est donc une réécriture du texte, avec une syntaxe simplifiée (“Le même texte simplifié”).
Lorsqu’il a fait son choix dans la liste des textes disponibles, l’élève voit le texte choisi s’afficher sur l’écran. Il peut, en haut à gauche de la page, choisir un type d’aide parmi les quatre disponibles, et en changer quand il le souhaite. Lorsque l’aide choisie consiste en des notes (“Explications supplémentaires” et “Signification de certains mots”), les mots ou expressions annotées apparaissent soulignées et peuvent être cliquées. Les aides sont affichées dans la fenêtre en bas à gauche. Toutes les expressions annotées n’apparaissent donc pas en même temps soulignées dans le texte. C’est une contrainte pour l’utilisateur, certes, mais aussi une manière de l’amener à prendre conscience du type d’aide qu’il utilise ; à travers cela, il s’agit pour lui de comprendre comment s’y prendre pour construire la signification du texte, loin des conseils stéréotypés du type “cherchez dans le dictionnaire les mots que vous ne connaissez pas”. Comprendre un texte nécessite en effet, comme nous avons tenté de le dire, de mettre en œuvre et de combiner plusieurs stratégies.
Un dernier outil est enfin proposé aux lecteurs : la fenêtre en bas à droite de l’écran est réservée à la prise de notes. Prendre des notes peut en effet favoriser la mémorisation des informations et la construction de la cohérence du texte. Ce bloc-notes est enregistré automatiquement dans un fichier au nom de l’utilisateur. Celui-ci le retrouvera à sa connexion suivante (d’où l’importance d’attribuer à chaque élève un identifiant et un mot de passe qui lui est propre… et pour le professeur, d’en garder la liste).

Dans quel cadre utiliser le logiciel ?
Deux situations au moins peuvent justifier l’utilisation du logiciel “Aide à la lecture”. Toutes deux nécessitent évidemment que les élèves aient accès à Internet sur les machines qu’ils utilisent, puisque le logiciel est disponible en ligne.

1. Dans le cadre d’ateliers d’entraînement. Dans une phase de travail individuel, les élèves lisent le texte et utilisent les aides, en sachant qu’ils auront ensuite un travail à faire à partir de ce texte, sans qu’ils l’aient sous les yeux. L’enseignant leur montre individuellement comment utiliser les notes, explicite les apports des différents types d’aide, s’assurent qu’ils sont bien dans un travail de construction de la cohérence globale de la signification du texte, et pas seulement dans la prise d’informations isolées. Il pose des questions du type : “Alors, finalement, de quoi parle ce texte ?” ou des questions du type “Pourquoi ?” susceptibles d’amener les élèves à mettre en relation les informations les unes avec les autres.
Dans un deuxième temps, un travail écrit et / ou oral collectif est proposé : rappel du contenu du texte et aller-retour entre les rappels produits et le texte d’origine afin de justifier la pertinence des rappels.

2. Dans le cadre d’un travail de construction de connaissances scientifiques, dans une discipline scolaire. La lecture des textes est alors nécessitée par le scénario didactique ; compréhension de textes et apprentissages scientifiques s’étayent mutuellement.
Ce logiciel ouvert laisse à l’enseignant toute liberté pour penser sa progression et définir la place et le rôle de cet outil dans celle-ci. Cette opportunité s’inscrit aisément dans une séquence visant la résolution d’un problème scientifique. L’enseignant a la possibilité de rentrer un ou plusieurs textes avec les aides qu’il a choisies. Il peut donc utiliser ce logiciel de façon ponctuelle dans sa séquence ou le solliciter à différentes étapes de celle-ci. En particulier, l’enseignant peut concevoir une série de textes qui lui permettrait de construire progressivement, avec ses élèves, soit de façon linéaire ou soit de façon délibérément buissonnante, des connaissances qu’il aurait préalablement définies. En simplifiant, on pourrait dire alors que trois options didactiques sont envisageables :


• ces connaissances ne seraient que la solution du problème scientifique dont la résolution a servi de fil conducteur à la séquence,
• à ces connaissances, on pourrait ajouter celles issues du processus de problématisation (l’identification des éléments, des paramètres pouvant interférer avec le problème à résoudre et l’explicitation de ce en quoi ils interfèrent ; cette identification et cette explicitation intervenant bien avant la finalisation de la résolution du problème),
•on pourrait encore ajouter certaines connaissances du domaine relatif au problème, mais qui ne participent pas directement à sa résolution.
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Suivant l’option choisie, l’enseignant pourra penser d’une part ses textes et les aides associées et d’autre part l’étayage nécessaire pour atteindre ses objectifs (consignes de travail pour chaque texte, questions pour les phases de dialogue oral, manipulations et expériences, apports d’informations ou d’explications supplémentaires, etc.).

Par exemple, dans la liste des textes en ligne, on trouve actuellement un thème intitulé “séquence disparition des poissons”. Cette série de textes a été testée dans une classe de CM1/CM2 au cours d’une séquence d’un volume horaire total de trois heures. Cette séquence mettait les élèves en situation de résoudre l’énigme de la cause de la disparition des poissons dans une rivière. Les textes n’intervenaient que très progressivement pour les aider à identifier le problème scientifique sous-jacent, à le problématiser et enfin à le résoudre. Leur ordre chronologique d’apparition dans la séquence était le suivant : “Concours de pêche à Beauvillage : une véritable catastrophe”, “Les poissons et leur environnement”, “Compte rendu des débuts de l’enquête sur la disparition des poissons à Beauvillage”, “La répartition des espèces de poissons dans une rivière” “Analyse de l’eau de la Serpentine”. La construction des connaissances se voulait délibérément buissonnante, mais étayée et encadrée. Les connaissances visées relevaient de la troisième option didactique précédemment évoquée.
L’utilisation de ce logiciel dans une séquence de construction de connaissances scientifiques peut aider les élèves à s’approprier une démarche et une attitude scientifique en général. Grâce à ses multiples types d’aides et donc à la possibilité donnée aux élèves de les utiliser et de les confronter, cet outil a aussi pour but de les aider à mieux se représenter l’activité de lecture et de compréhension d’un texte documentaire et de développer chez eux les compétences qui en découlent. Il s’agit d’acquérir aussi une démarche et une attitude scientifique dans la lecture des textes documentaires. Une utilisation récurrente de cet outil, un certain temps d’imprégnation et de maturation seront alors nécessaires.


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